26 juillet 2007
Union Of Friends
Note: ce poème est cité au début de Harry Potter and the Deathly Hallows et c'est ainsi que je l'ai connu. Mais l'ayant trouvé magnifique, je n'ai pas pu m'empêcher de l'apprendre par coeur et de vouloir le partager avec d'autres.
Extrait de : Fruits of Solitude (William Penn)
They that love beyond the World, cannot be separated by it.
Death cannot kill, what never dies.
Nor can Spirits ever be divided that love and live in the same Divine Principle ; the Root and Record of their Friendship.
If Absence be not death, neither is theirs.
Death is but Crossing the World, as Friends do the Seas ; They live in one another still.
For they must needs be present, that love and live in that which is Omnipresent.
In the Divine Glass, they see Face to Face ; and their Converse is Free, as well as Pure.
This is the Comfort of Friends, that though they may be said to Die, yet their Friendship and Society are, in the best Sense, ever present, because Immortal.
02 mars 2007
Les Pas
Extrait de : Charmes (Paul Valéry) Les Pas Tes pas, enfants de mon silence, Personne pure, ombre divine, Si de tes lèvres avancées Ne hâte pas cet acte tendre,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.
Qu'ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux ! … tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !
Tu prépares pour l'apaiser
A l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon cœur n'était que vos pas.
16 février 2007
Etranger, dont la voile...
Voilà pour commencer, un poème de Saint-John Perse, extrait du recueil Amers
VIII - Etranger, dont la voile...
Etranger dont la voile a si longtemps longé nos côtes (et l'on entend parfois de nuit le cri de tes poulies),
Nous diras-tu quel est ton mal, et qui te porte, un soir de plus grande tiédeur, à prendre pied parmi nous sur la terre coutumière ?
*
" Aux baies de marbre noir striées de blanches couvaisons
" La voile fut de sel, et la griffe légère. Et tant de ciel nous fut-il un songe ?
" Ecaille, douce écaille prise au masque divin,
" Et le sourire au loin sur l'eau des grandes lèpres interdites...
" Plus libre que la plume à l'éviction de l'aile,
" Plus libre que l'amour à l'évasion du soir,
" Tu vois ton ombre, sur l'eau mûre, quitte enfin de son âge,
" Et laisses l'ancre dire le droit parmi l'églogue sous-marine.
" Une plume blanche sur l'eau noire, une plume blanche vers la gloire
" Nous fit soudain ce très grand mal, d'être si blanche et telle, avant le soir...
" Plumes errantes sur l'eau noire, dépouilles du plus fort,
" Vous diront-elles, ô Soir, qui s'est accompli là ?
" Le vent portait des hautes terres, avec ce goût d'arec et d'âtres morts qui très longtemps voyage,
" Les Dames illustres, sur les caps, ouvraient aux feux du soir une narine percée d'or,
" Et douce encore se fit la mer au pas de la grandeur.
" La main de pierre du destin nous sera-t-elle encore offerte ?...
" C'est la christe-marine qui sur vos grèves mûrissait
" Ce goût de chair encore entre toutes les chairs heureuses,
" Et la terre écriée sur ses rives poreuses, parmi la ronce avide et les roses vives
" De l'écume, nous fut chose légère et chose plus dispendieuse
" Que lingerie de femme dans les songes, que lingerie de l'âme dans les songes. "